Le monde est mon nombril

29 septembre 2009

The end

Et bien voilà, il fallait bien que ça arrive.

Je suis lassée de ce blog, et les petits posts adulescents ne m'apportent plus aucune inspiration.

Je ne pars pas

Je me transmorphose à nouveau.

A bientôt

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13 septembre 2009

Celle qui voulait se marier

un dimanche soir sur la terre :

Et ils vécurent heureux et eurent de nombreux enfants.

ou pas

Il y a des jours, des semaines, et des mois comme ça, où l'on s'obstine gentiment à demander sa main au tôtre qui est le nôtre de bien vouloir nous épouser, parce qu'au final on sait pertinemment que l'on est la femme de sa vie.
On est jolie (c'est lui qui le dit), on est désirable (il le dit aussi), on est intelligente (ça on le sait mais lui aussi le dit), on est drôle (toujours lui), on fait de lui l'homme le plus heureux de la terre, celui qui n'a jamais été aussi heureux avec une autre, blablablablablablablabla.

Tout cela nous amène donc à penser qu'il va forcément dire oui.

Et bien non.

La première fois nous nous sommes dis qu'il avait cru à une blague, la deuxième fois aussi.

Et puis on a compris. Au bout de la environième 150ième fois...

Et puis, le mâle avec son tact habituel à eu les deux petites phrases de trop.

Avec machine on avait décidé le lieu

Avec l'Autre, c'était le 10 juillet 2010

Fracture du muscle cardiaque.
Connections synaptiques au bord de la rupture
Mâchoires bloquées
Respiration contrariée

On se rappelle la discussion du matin qui portait sur "tu comprend ma chérie, j'ai peur de m'engager, et je pense qu'on devrait attendre encore un peu"

On continue à ranger ses sous-vêtements comme si de rien, on n'en pense pas moins.

On ne pense pas moins à l'autre conasse à moitié frigide, 100 % acariâtrement chiante, munie d'une botte de paille en guise de cheveux et MOCHE de surcroît qui lui a servi d'ex.

On a envie de lui dire : je vais te tuer et t'enfoncer le fer à repasser dans la gorge

On répond très sobrement : il serait temps d'envoyer les faire-parts

L'imbécile rigole. Il rit. Bêtement. On le hait

Les garçons sont des imbéciles

Et moi je suis une imbécile aussi. Imbécile de le demander en mariage (non mais vraiment), imbécile de continuer après un premier refus (l'obstination est mauvaise pour la santé), imbécile de lui en vouloir de si peu réfléchir avant de parler.

Les garçons sont de grands enfants

De toute manière c'est décidé, si un jour il me demande

je dis NON

Ca lui apprendra à pas vouloir m'épouser

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28 août 2009

moiteur

Et août n'en finit pas. Il n'en finit pas de me coller à la peau, comme ces chewing-gums impolis qui restent collés sous vos semelles.

Vivre dans le noir, enfermée, confrontée à sa nullité et à l'angoissante page blanche. Comme si j'avais encore le temps ou le choix de me morfondre dans cette page vierge. Non je n'ai plus le temps. On m'attend, au tournant avec des remarques, qui je le crains, ne brilleront pas par leur gentillesse :

"-Mademoiselle, vous avez eu un an ou presque pour rendre un travail valable. 30 pages ce n'est pas un travail valable, c'est du foutage de gueule, voilà ce que c'est mademoiselle. Maintenant vous pouvez vous asseoir tranquillement sur votre master 22"

Et toc ! Et cela serait mérité !

En attendant je suis moite, l'extérieur est moite. Tout est moite.

Je rêve de novembre et d'après-midi empluiées. Quand le ciel est noir, que l'été paraît mort pour toujours, quand il fait froid, terriblement froid, et que mon nez semble sur le point de tomber.

Voilà qui prouve bien que je suis une éternelle insatisfaite

Moite, moite, moite, moite

Je n'en peux plus de ce bruit de ventilateur, qui me donne à chaque tour l'impression désagréable de vivre dans un vieux hangar désinfecté. Et la nuit, point de répit, et tourne, tourne, tourne le ventilateur, et moite, moite, moite les draps contre ma peau.

J'ai les nerfs au-dessus de l'épiderme, je pense qu'une seule goutte de pluie pourrait me faire pleurer ou jouir...

88183821

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18 juin 2009

Excalibesque et quête du grisou

Ya des matins comme ça, où t'es tellement enfoncé dans la vallée de l'absurde, que tu sais même plus si t'as passé la nuit dans ton lit ou dans un monde parallèle bizarre-bizarre à quester un muche, que tu sais même pas ce que c'est. Le muche.

Ouais.

Il fait nuit, et ça a des vagues airs de la maison où t'as passé ton enfance. Et puis il y a des gens que tu connais, mais vous faîtes rien de ce que vous faîtes d'habitude ensemble. Vous cherchez le truc, en essayant de pas vous faire attraper par un gars dont tu te rappelles plus du nom au réveil, ni même à quoi ressemble sa foutue trogne.

Et puis d'un coup, vous questez plus, vous faîtes le guet. Allongés sur la dalle, et vous êtes en tenue de combat. Attention, pas le genre treillis-rangers-mitraillette, non la version classieuse médiévale-fantaisy-épique : chausse, épée, armure.

Et puis le foutue bruit du sale radio-réveil, et la nette conscience de te dire à toi même : "roooh non, merde pas maintenant, laisse pas le foutue bruit rentrer dans ta tête, t'as pas fini ton rêve, presque mais pas encore".

Et trop tard, tu te réveilles, et tu prend le bras de ton chéri pour sa tête, et sa tête pour son épaule, et presque t'as peur, et presque t'as envie de te débattre, tout ça en 0.548 secondes.

Retour au lit, dans ta chambre. T'es toute fumeuse, pour pas dire vaseuse, avec l'impression que c'est en ce moment même que t'es en train de rêver, et que tout est inversé, et que la queste, le guet, le foutue méchant dont tu te rapelles pas, ben tout ça, c'est la réalité, et que forcément tu dois être dans un sale état là-bas, parceque :
- soit tu t'es endormie pendant le guet (et ça, ça craint)
- soit t'es morte de froid ou tu viens de te prendre une flèche dans le dos, et t'es en train de descendre lentement dans la Grande Vallée Noire D'où On Ne Revient Jamais (et ça, ça craint encore plus).

Comme un nouveau perceval, ou percegraal, ou percevaseuse.

Héroine en carton-pâte d'une queste à deux francs, six sous

Excalibarouille et quête du grand falabrastesque

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17 juin 2009

I wanna be a rock star

Rockstariser le muche, tel est le but que tout individu doué d'un minimum d'égo se devrait de poursuivre.

Rockstariser la vie, le train-train, que chaque jour corresponde à une page d'un livre dont vous êtes le héros.

Glorieux moments et héroisme du désespoir, quand les dés vous amènent à "vous tombez au fond du puits qui n'en n'a pas, retournez à la page 18, et relancez les dés".

CQFD

Nonchalance rime avec élégance, sans jamais tomber dans l'inconsistance ou pire l'ignorance. Ignorer ce que l'on est, ne pas savoir où l'on doit aller, voilà le pire.

Admettre le fait accompli et surtout le prendre bien, sans se laisser tenter par un stoicisme éhonté : bref se faire une raison.

ARRIMER LE BARDA

Tenter le tout pour le tout, douter, mais y croire quand même. Ne pas tout faire pour y arriver, mais essayer.

Tout ça pourquoi ?

Pour la gloire, la fraicheur et les couilles d'y être allé jusqu'au bout, alors même que le chemin n'était pas facile, et l'issu incertaine.

Arriver à destination, se retourner, et triomphant, se dire que de toute manière, il n'y avait pas d'autre fin possible, parce que l'on est une putain de rock star, et qu'à moins de crever d'une overdose en cours de route, une rockstar triomphe toujours...

même à titre posthume.

"girls come easy, drugs come cheap"

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celle qui revenait encore

Faisons comme si de rien, et oublions ces silences prolongés.

L'été revient, et avec lui les posts insipides à tendance névrotique d'une aduléfante en passe de s'assagir (le crois-tu vraiment ?)

Voici les mémoires d'une jeune fille de moins en moins en fleur, et toujours dérangée (Simone, Marcel, à vous et pour toujours), ayant planté ses chapeaux métaphoriques et ses lunettes improbables dans la riante station balnéaire de juan-les-pins, qui à mon humble avis doit quand même cacher des choses dégueulasses, et aussi le retour  toujours du fond de mes pensées, de ces interminables périodes dont j'ai le triste secret.

PE-RI-ODE (prononcer le pe "pii" et insister sur le "ri" manger un peu le "ode" en le prononçant "aude")

Moins triste, Moins flottante, donc surement plus chiante, c'est le retour de Mi, le mien et juste le mien, car je ne pense pas que vous soyez très nombreux à ramener vos yeux de geeks par ici, dans tous les cas

BIEN LA VENUE, et surtout ne soyez pas short sur le timing

"et même si tu revenais
je crois bien que rien n'y ferais,
notre amour est mort à jamais
je souffrirais trop
si tu revenaiiiiiiiis"
l'homme qui se séchait les cheveux dans son bain

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13 mai 2008

Du vert des chapeaux et du sucre en poudre

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Une page blanche nécessaire et essentielle.

Une page vierge de toute rature, ou quelques gouttes de sang seraient comme ce sang sur la neige, qui dans un effet catharsique délivreraient la sagesse absolue et les secrets du monde.

Comme quoi, Chrétien de Troyes n'est peut-être pas ce troubadour gueux que je crois.

Je suis une pyramide inachevée.

Du vert, du vert et du sucre en poudre, et surtout des chapeaux. J'en oublierais presque les lunettes de soleil.

WA-HOu !

Tout est si flou. Du flou au floup il n'y a qu'une lettre. Du flou au fou, ben, il n'y a qu'une lettre aussi.

Trois coups

Et le rideau s'est levé comme le jour sur un matin ou l'on sait bien au fond, que rester couché, à faire comme si le monde n'existait pas, serait au final la meilleur des tactiques.

L'art de la guerre au quotidien, avec journée-trêve, drapeau blanc et tout le tralala de ces moments ou l'horreur humaine en assez d'elle même.

Le pire dans tout ça ?

Je ne comprend pas moi même ce que j'entends par là.

Et ce n'est pas forcément la faute des tamanoirs qui ne sont ici que parce que j'aime beaucoup leur sonorité, et peut être parce qu'ils me manquent aussi, un peu comme les papyrus et leurs multiples visages.

J'aime à penser que tous, sont comme de petits bonbons très acidulés qui finissent par fondre à force d'être roulés sur ma langue.

Et c'est pour ça que le mot lanterne est un mot magique.

Et dans ce monde qui n'existe que pour moi et surtout par moi

je clame haut et fort

je claironne même

Du vert, des chapeaux et du sucre en poudre

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08 avril 2008

TUER LE FRERE

Et bien voilà. On y est.

Certaines choses finissent inévitablement par sortir. C'est écrit, et pourtant je n'y crois plus.

Je suis comme ça, je n'y peux rien, le gris du temps a telle emprise sur moi, que je ne peux m'y soustraire.

Et quand il fait vent, quand il fait froid, quand il fait nuit, et bien dans mon sommeil, je pleure pour toi.

Oh, pas tout le temps, rassure toi, mes nuits ne sont pas toutes larmes et cauchemardesques délires.

Te tuer, parce que tu passes ces nuits à me tuer. Te tuer, parce que vu que je t'ai déjà maudis, on est plus à ça prés j'ai envie d'dire.

Donc t'avoir maudis, et que honnêtement, cela n'est servi à rien ou presque, c'est ce qui m'ennuie le plus à vrai dire.

Ne jamais parler de toi, mais te savoir au coeur de tout ou presque. Juste scandaleux. Parler de toi ou pas. PAs au bon endroit, pas le cul posé sur un divan, pas à Freud. Non, juste assise dans une cage d'escalier en béton, une lumière glauque comme dans un film de gangster, un verre à la main, une clope dans l'autre. Rentrer dans ton monde, pour révéler ta non-existence. Je pense que tu aurais apprécier. Ou peut être pas.

Non, parce que soyons honnêtes. Admettons que tu n'es pas pris la poudre d'escampette, et je dis bien admettons. Il aurait sans doute été plus facile de croire encore à la belle maison et ses jolis rideaux, ornant ses joyeuses fenêtres, entourée du riant jardin, lui même ceint d'une magnifiques et blanche barrière. Et les rires de la famille solidaire et aimante derrière. Et les oiseaux aussi. Il ne faut pas oublier les oiseaux.

Et pan ! Monsieur passe comme une étoile filante, ou comme un chauffard en état d'ébriété. Fondu enchainé. Tout est gris, les fenêtres de la maison sont pétées, les rideaux déchirés, les murs tagués, le jardin est mort, et des junkies squatters vivent dedans.

Un beau bordel, jvous dis.

Ou plutôt jvous dis pas.

PArce que le principe des gens qui partent, c'est qu'ils ont l'avantage d'être à vous. Vous parlez, ils existent.

Vous ne parlez pas, ils n'existent pas. Enfin presque

Le culte n'était pas une solution, l'oubli non plus, la haine n'a pas marché.

REtour à zéro.

Donc t'aimer encore, reste impossible (crois-tu vraiment que je sois capable de te pardonner, ou que j'y sois prête ? si oui, je crois que tu rêves). Te hair n'est pas une solution. Et tu es toujours là. Je crois qu'on tourne en rond.

Vivre dans ton ombre n'était pas désagréable. Vivre dans ton souvenir est détestable.

Et ces yeux que j'ai envie de crever, et ce sourire de lacérer. Les miens, les notres. Tellement dégueulasse tout ça, que je voudrais parfois être entièrement transfusé avec un sang qui ne serait pas le tien.

Si j'étais honnête, je dirais que je t'aime encore malgré moi. Alors si ce n'était déjà fait, je te dirais : VA CREVER

Mais même ça, au final tu ne me l'a pas laissé.

Tssss

et cette maudite voix, toujours : ne pars pas, je t'en supplie, reste

M'abandonne pas

pardon, c'est déjà fait

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05 avril 2008

Celle qui n'était pas totalement là

Cette musique, cette lumière.

Et pourtant. Là sans y être vraiment. Une fois de plus l'impression de n'être qu'une ombre.

Les autres sont là. Moi aussi. Presque.

Et l'alcool m'empêche d'y penser. Et je flotte. Pour mon plus grand bonheur.

Ou pas.

Post laconique d'une mi en pleine descente de rhum.

Besoin d'autre choses. D'un autres espace. De quelque chose qui ne serait pas tiède.

Et mes doigts sont malhabile, et ma congérnère blogueuse se marre.

C'est bien.

Finalement ce n'est pas si terrible. Peut être juste une sale habitude. Une sale manière d'être. Comme si on n'avait pas pu trouver autre chose pour exister.

Je névrose donc je suis.

Tout ira bien...

'Buvez mon sang, il est contaminé"

Le Club des loosers. Baise les gens

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02 avril 2008

Sans queue ni même de tête

Besoin intense d'une connection quelqu'elle soit.

Les mots m'ont vidés ce soir. Ou peut être m'ont-ils remplis ? Qu'importe

j'ai la tête en désordre, et une furieuse envie d'écrire. Comme ça, juste pour les mots. Juste pour qu'ils forment une ligne, une chaine à laquelle je puisse me tenir. Ou me retenir peut être.

Flottement inattendu. Tes mots m'ont fais pencher. J'ai fondu en eux.

Le ciel est bizarre ce soir. Beau mais bizarre. Comme une aquarelle qu'on aurait retravaillé à l'huile, mais juste quelques coups de pinceaux, non voulus. Involontairement beaux.

Peut être n'est ce pas de l'huile, mais plutôt, comme un coup de cutter sur la feuille, là ou il y a le plus de matière. J'aime bien le bruit que cela fait, quand je caresse la feuille de la lame.

Le premier qui essaie sur une feuille basique, je le prend, je lui ouvre le ventre, et je garde ses entrailles pour décorer mon sapin de noel.

Pof, Pof, Pof...again

Ecrire pour mieux respirer.

Le papier. Silence. Le rideau s'est levé. La feuille chante. Son grain frémit sous les coups de pinceau. J'aimerais avoir le courage d'écrire en grand, sur du papier canson. Rien ne chantent comme lui.

Pourquoi poster alors. Parce que le tapotement de mes doigts trop souvent malhabiles forme un chaos harmonieux et plein d'allégresse. Pif, Paf...Pof

Hum, entre le P et le F, point de salut en dehor du o

Je me griffe, me lacère les connections neuronales.

Et ton tu me transcende.

Et je comprend

Ou plutôt je crois comprendre

Et vous croyez savoir celle que je crois être. Ceci n'est pas une accusation. Juste pour la beauté des mots, et la difficulté à les prononcer rapidement.

"Dialoguer me lie

Monologuer m'impose

Soliloquer m'isole"

Edouard Levé, Suicide

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