02 avril 2008

Sans queue ni même de tête

Besoin intense d'une connection quelqu'elle soit.

Les mots m'ont vidés ce soir. Ou peut être m'ont-ils remplis ? Qu'importe

j'ai la tête en désordre, et une furieuse envie d'écrire. Comme ça, juste pour les mots. Juste pour qu'ils forment une ligne, une chaine à laquelle je puisse me tenir. Ou me retenir peut être.

Flottement inattendu. Tes mots m'ont fais pencher. J'ai fondu en eux.

Le ciel est bizarre ce soir. Beau mais bizarre. Comme une aquarelle qu'on aurait retravaillé à l'huile, mais juste quelques coups de pinceaux, non voulus. Involontairement beaux.

Peut être n'est ce pas de l'huile, mais plutôt, comme un coup de cutter sur la feuille, là ou il y a le plus de matière. J'aime bien le bruit que cela fait, quand je caresse la feuille de la lame.

Le premier qui essaie sur une feuille basique, je le prend, je lui ouvre le ventre, et je garde ses entrailles pour décorer mon sapin de noel.

Pof, Pof, Pof...again

Ecrire pour mieux respirer.

Le papier. Silence. Le rideau s'est levé. La feuille chante. Son grain frémit sous les coups de pinceau. J'aimerais avoir le courage d'écrire en grand, sur du papier canson. Rien ne chantent comme lui.

Pourquoi poster alors. Parce que le tapotement de mes doigts trop souvent malhabiles forme un chaos harmonieux et plein d'allégresse. Pif, Paf...Pof

Hum, entre le P et le F, point de salut en dehor du o

Je me griffe, me lacère les connections neuronales.

Et ton tu me transcende.

Et je comprend

Ou plutôt je crois comprendre

Et vous croyez savoir celle que je crois être. Ceci n'est pas une accusation. Juste pour la beauté des mots, et la difficulté à les prononcer rapidement.

"Dialoguer me lie

Monologuer m'impose

Soliloquer m'isole"

Edouard Levé, Suicide

Posté par mifiguemiraisin à 20:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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