28 août 2009

moiteur

Et août n'en finit pas. Il n'en finit pas de me coller à la peau, comme ces chewing-gums impolis qui restent collés sous vos semelles.

Vivre dans le noir, enfermée, confrontée à sa nullité et à l'angoissante page blanche. Comme si j'avais encore le temps ou le choix de me morfondre dans cette page vierge. Non je n'ai plus le temps. On m'attend, au tournant avec des remarques, qui je le crains, ne brilleront pas par leur gentillesse :

"-Mademoiselle, vous avez eu un an ou presque pour rendre un travail valable. 30 pages ce n'est pas un travail valable, c'est du foutage de gueule, voilà ce que c'est mademoiselle. Maintenant vous pouvez vous asseoir tranquillement sur votre master 22"

Et toc ! Et cela serait mérité !

En attendant je suis moite, l'extérieur est moite. Tout est moite.

Je rêve de novembre et d'après-midi empluiées. Quand le ciel est noir, que l'été paraît mort pour toujours, quand il fait froid, terriblement froid, et que mon nez semble sur le point de tomber.

Voilà qui prouve bien que je suis une éternelle insatisfaite

Moite, moite, moite, moite

Je n'en peux plus de ce bruit de ventilateur, qui me donne à chaque tour l'impression désagréable de vivre dans un vieux hangar désinfecté. Et la nuit, point de répit, et tourne, tourne, tourne le ventilateur, et moite, moite, moite les draps contre ma peau.

J'ai les nerfs au-dessus de l'épiderme, je pense qu'une seule goutte de pluie pourrait me faire pleurer ou jouir...

88183821

Posté par mifiguemiraisin à 17:51 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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